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Recherche scientifique

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Écologie des écosystèmes

Lyne Morissette est une écologiste qui utilise différentes approches de modélisation des écosystèmes afin d’explorer leur structure et leur fonctionnement, dans une optique de conservation de la biodiversité. Elle s’intéresse à l’analyse de problèmes écologiques d’un point de vue global et multispécifique, à l’utilisation de nouveaux outils de modélisation, et au travail conjoint avec des chercheurs de domaines scientifiques connexes tels la géographie, la chimie, la physique et les techniques moléculaires pour améliorer les connaissances sur le fonctionnement des écosystèmes. L’approche méthodologique principale de cette approche de recherche est de recenser les données biologiques disponibles sur les différentes espèces de la chaîne trophique, de les intégrer dans un cadre écosystémique, d’utiliser les modèles ainsi construits pour répondre à différentes hypothèses en écologie, que ce soit pour des questions appliquées ou théoriques.

Modélisation de la complexité écosystémique.

Pendant plusieurs années, la recherche en écologie a été largement basée sur une approche monospécifique. Par contre, les connaissances scientifiques nous prouvent maintenant que cette approche n’est pas suffisante pour bien les problèmes écologiques d’aujourd’hui. En effet, afin de faire face aux problèmes environnementaux grandissants, une compréhension globale de la structure, du fonctionnement et de la gestion des écosystèmes est essentielle. Comme les écosystèmes sont généralement très complexes, il est pratiquement impossible d’expérimenter directement la façon dont ils fonctionnent. La modélisation devient en ce sens un outil crucial, et représente maintenant un aspect important de la recherche contemporaine. Ils nous donnent de l’information quantitative sur la structure des écosystèmes et fournissent des indications sur d’éventuels changements en réponse à différentes perturbations écologiques. L’expérience que Lyne Morissette a acquise jusqu’à présent en modélisation des écosystèmes lui a permis d’explorer différents outils de modélisation.

Structure et fonctionnement des écosystèmes marins.

La plupart des milieux supportent des écosystèmes extraordinairement riches, qui fournissent d’importantes ressources aux populations humaines, mais qui sont aussi vulnérables aux contaminants ou autres perturbations anthropiques. Récemment, des changements d’abondance et de distribution des espèces ont été observés dans de nombreux écosystèmes. Mieux comprendre leur fonctionnement passe par une approche globale. L’approche M est non seulement intégrée à l’ensemble du réseau trophique, mais se base également sur une variété d’écosystèmes afin de comprendre divers enjeux écologiques actuels à une échelle globale. Les nouveaux efforts de gestion et de protection des écosystèmes visent souvent le maintient de leur fonctionnement.

Impact trophique de la prédation.

Les relations prédateurs-proies constituent un processus écologique majeur, qui affecte les individus, les populations, et les communautés, tout en reliant différents organismes via la chaîne alimentaire. De plus, la prédation représente une importante force évolutive pouvant contribuer au développement des populations à différentes échelles spatiales et temporelles. Conséquemment, la prédation reçoit une attention grandissante dans l’étude des écosystèmes présents et passés. Dans les mieux marins, par exemple, la prédation peut être un facteur important du déclin de certains stocks autrefois abondants. La plupart des grands prédateurs de milieux terrestres ou aquatiques ont le potentiel d’entrer en compétition directe avec les humains pour la consommation des mêmes ressources. Par contre, la manière dont la prédation est évaluée est trop souvent simplifiée l’extrême. En réalité, les écosystèmes sont très complexes et il existe de nombreux effets indirects de la prédation. Celle-ci peut même être bénéfique pour certaines proies. Cependant, à l’exception de quelques études, l’effet des prédateurs sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes demeure incertain. L’application de modèles écosystémiques, appariée à des analyses exhaustives de l’écologie des prédateurs, constitue une manière efficace d’étudier et de quantifier à terme les différents effets (directs et indirects) de la prédation.

Écologie des mammifères marins

De par sa proximité et la grande diversité de mammifères marins qu’il possède, le Saint-Laurent constitue un endroit de prédilection pour étudier l’écologie des mammifères marins. Dans cet écosystème, les mammifères marins sont généralement de grands prédateurs, mais leur importance précise est souvent mal connue. Afin de mieux comprendre leur rôle trophique, des informations sur l’alimentation et la dynamique des populations de pinnipèdes et de cétacés est nécessaire. Aussi, comme le Saint-Laurent draine une zone fortement industrialisée et qu’on y retrouve de nombreux produits toxiques, des études sur la qualité et l’aménagement de l’habitat de ces animaux. Mes travaux en ce sens me permettent d’étudier l’écologie, la dynamique des populations, la conservation et la gestion de ces grands mammifères, en utilisant une variété de méthodes et d’outils : des inventaires en mer et sur terre, la télémétrie GSM et satellite (pour déterminer les mouvements, le comportement de plongée, d’alimentation, et les migrations), ainsi que des analyses de modélisation pour déterminer les paramètres de populations nécessaires à la bonne compréhension de leur écologie.

Supervision de projets de recherche universitaires

M participe à différents projets de recherche universitaire et à la supervision de ses étudiants.

Common seal (Phoca vitulina) surfacing in sea off Scottish west coast.Détermination de l’impact de la prédation des phoques gris (Halichoreus grypus) sur le potentiel de récupération des stocks de poissons de fond dans le Sud du Golfe du Saint-Laurent: une analyse écosystémique.

Étudiante: Aline Carrier
Programme: M.Sc. en océanographie, Institut des sciences de la mer de Rimouski (UQAR-ISMER)
Supervision: Lyne Morissette, Mike Hammill & Jean-Claude Brêthes

 

 

apostrophePhoto-ID de baleines à bosses: du Saint-Laurent à la Guadeloupe

Étudiante: Clémentine Duval
Programme: B.Sc. en biologie, UQAR
Supervision: Lyne Morissette